Saturday, December 25, 2004

Ahhhhhhhhhhh, ces fêtes

J’ai manqué de temps pour écrire tous les lundis… C’est qu’il en faut du temps pour rédiger quelque chose qui en vaille la peine.

En gros, ce qui vaut la peine d’être dit sur les deux dernières semaines :
- J’ai gardé les enfants de mon pasteur (et j’ai dormi chez lui) du vendredi au dimanche : marathon
- J’ai eu un souper avec les colocs lundi dernier, avec fondue et raclette
- J’ai eu un autre souper avec deux frères mardi dernier, fondue cette fois-ci
- Mini tournoi interne de Tchoukball mercredi
- Activité d’évangélisation « On a volé le sens de Noël » jeudi
- Nous avons célébré Noël chez un couple de l’église, suivi d’une messe à l’église évangélique réformée de Genève (aka église protestante, aka Calviniste)

Avant de m’y mettre, je dois dire que je suis en manque de temps perpétuel. J’ai l’impression de courir après les cadeaux à la toute dernière minute systématiquement. Mon partenaire de labo n’était pas là, et le prof nous a plus ou moins « lâché lousse » pour faire avancer le projet. J’ai dû donc prendre un tas de décisions sur l’architecture de notre robot tout seul, sans consulter mon collègue… genre de chose pas super.
Le prof de temps réel a enseigné une seule heure de son cours, car ce dernier avait un souper de profs, ou quelque chose du genre.
Pour ce qui est des cadeaux, rien d’acheté bien d’avance. N’empêche que je suis heureux de pouvoir acheter ce que je veux donner dans avoir de gros soucis financiers (je fais attention, mais je n’ai pas de panique). C’est quand même le coté sympa de la vie de consultant. J’avais tellement de choses pressantes à régler jusqu’au 23 que l’envoi de cartes à dû attendre le 24. Je n’aime pas être à la dernière minute comme ça. Pendant le temps des fêtes, c’est le moment où je parle au plus grand nombre de gens au téléphone, emails, etc. On me propose des trucs (« viens me rejoindre à Nice », « Tu veux faire un tour à Neuchâtel ? ») Ça me fait plaisir, mais je dois dire non beaucoup plus que j’aimerais. J’imagine que c’est ça la vraie vie adulte, en un sens : concilier, prioriser, organiser son existence. L’enfant s’amuse dans les frontières dressées par ses parents, l’adulte doit tout analyser et dresser des propres frontières, et les ajuster en fonction de l’évolution des choses. C’est seulement en étant capable de le faire pour soi-même qu’on sera capable de le faire pour les autres.
En un sens, je me vois comme étant formé par Dieu pour quelque chose de beaucoup plus grand que je puis l’imaginer. On verra bien ce que le futur me réserve.
Alors, mettons-nous y !
1. Gardiennage !
Ce merveilleux pasteur a 3 enfants. Le plus jeune sait marcher, mais pas vraiment parler encore. Vous savez quel âge c’est, et comment c’est à cet âge-là. « Non, monte pas là », « Non, touche pas ça »…
Je me suis occupé des enfants le vendredi soir, une partie de la journée samedi, avec la maman, samedi soir, et j’ai donné un coup de main dimanche. En plus, la famille se préparait à aller visiter les grands-parents, en plus de préparer le culte spécial de Noël pour l’église. Ça, c’est du sport !
J’ai fait faire une balade au bébé en poussette (vous auriez dû me voir avec une poussette…), fait la lecture aux enfants et tout le tralala. J’ai cuisiné des galettes pour un souper, etc. J’ai quand même pris le temps de cuisiner une belle tourtière pour le repas de Noël après le culte.
Grande leçon d’humilité, à vrai dire. Il en faut de l’amour, du temps, et de l’énergie pour être parent. J’ai encore des croûtes à manger. En allant au culte, mon pasteur me demandait combien d’enfants je voulais. Je lui ai dit que je commencerais par me marier, et que j’aviserai ensuite ! Avant, je me disais que 3 serait bien. Maintenant, je ne sais pas si j’en voudrais un seul ! Enfin, je suis loin d’avoir à décider maintenant, ni même de me marier. Une chose est certaine, c’est qu’il y a des bonnes probabilités que la contraception la première année de mariage sera non négociable. Je ne m’imagine pas après un an de mariage avec un bébé pleurant dans les bras… Selon ce que j’ai cru comprendre, il faut plus d’un an pour un couple à s’harmoniser, il ne faudrait pas avoir le bébé pour exacerber la situation !
2. Souper des colocs
On s’est fait une fondue et de la raclette bien Suisse, avec de la fondue moitié-moitié artisanale fribourgeoise…
La soirée fut agréable, et nous a donné une petite pose entre colocs. Nous ne sommes pas toujours à la maison, et c’est même un peu rare que nous soyons tous ensemble. Le souper était donc bien à propos.
J’ai même réussi à convaincre un des colocs à venir me visiter au Tchoukball mercredi dernier.
3. Souper avec des frères
Un frère marié, profitant que sa femme était déjà partie pour les vacances, avant de la rejoindre, en a profité pour nous inviter à prendre une bonne fondue au restaurant la Cave Valaisanne, à Genève. On s’est pris de la fondue pour 4, un peu de vin blanc, et du temps pour jaser en toute simplicité.
C’était vraiment super, cette honnêteté, cette convivialité. C’est des fondues comme celles-là qui donnent tout le sens au mot « communion fraternelle ».
Aussi, dans le train, j’ai eu une super conversation, bien intime. J’ai même prié pour le mec. Les détails n’appartiennent pas à ce blog, mais je tiens à dire à quel point je suis heureux de toutes ces petites bénédictions.
4. Tournoi interne de Tchoukball
Il y avait une vingtaine de joueurs, assez pour faire 3 équipes. Nous avons vraiment joué beaucoup, et j’étais épuisé à la fin. Il faut dire que je n’étais pas top forme non plus. Le tournoi était amical, pas compétitif, alors personne n’a pleuré quand les points d’un match ne furent pas comptés…
Après, nous sommes allés prendre un gâteau et un verre au bar de l’université, ce qui était très convivial.
Ensuite, des ex-joueuses parties en échange nous ont rendu visite. J’ai parlé avec une d’entre elles jusqu’à 2h30 du matin…
Non, je n’étais pas trop éveillé lors du cours d’automatique du lendemain.
5. On a volé le sens de Noël
J’ai passé quelques heures à offrir des amandes grillées à des gens et à en préparer. La recette est simple : environ 200 g d’amades, 200 g de sucre et 200 ml d’eau, faire légèrement caraméliser le tout, et voilà !
J’ai pu parler avec un étudiant et il s’est montré intéressé à étudier la Bible. J’espère que Dieu me donnera de le recroiser.
Au cumul, c’était bien comme moment. J’étais avec d’autres gens qui croient en Jésus, et qui sont unis malgré les différences de dénomination. Nous faisions un acte de grâce, un don d’amandes, pour représenter un peu le don gratuit de Dieu pour l’humanité, ce don qui s’est incarné à Noël.
6. Célébrations de Noël
Je suis allé chez un couple pour célébrer Noël. Nous avons eu un super souper (ils cuisinent toujours trop !), avec de la crème glacée à la pistache au dessert. Hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm, pistache…
Nous sommes allés à l’église protestante par après, car certains tenaient à aller à une messe de Noël. Je dois donner deux commentaires un peu superficiels: l’idée de « l’austérité protestante » ne vient pas de nulle part, et le pasteur a besoin de travailler sa technique oratoire. Sinon, j’ai bien aimé le moment du pain et du vin : le pasteur nous a invité dans un grand cercle à l’avant, et il a distribué le pain et le vin pour tous. C’était vraiment inclusif. Ensuite, il nous a donné une bougie et chacun allumait son voisin. Ça forçait tous et chacun à participer dans l’acte de la propagation de la lumière, une représentation par le physique du cœur à partager la Bonne Nouvelle.
Malheureusement, on dirait que plusieurs ne se sentaient pas inspirés en sortant de l’église…
Il y a eu ouverture des cadeaux. Je suis tout content de ce que j’ai reçu. Je suis content des sourires pour ce que j’ai donné.
Le matin, je me suis levé vers 9h00, et j’ai regardé un DVD « Catch me if you can », qui est vraiment bien. Le personnage principal est vraiment un maître du « social engineering ». Ça me donne l’envie de lire le livre de Kevin Mitnick.
Mais, encore une fois, il faut dire non… trop de projets, pas assez de temps.

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