Monday, October 11, 2004

Sur le thème de bourses et de films

Semaine de travail, surtout, sous le signe de la fatigue quasi-chronique.

Il a fallu que je complète des demandes de bourses pour le provincial et le fédéral, ce qui m'a siphoné.

En fin de semaine, malgré mon désir de visiter quelques monuments, j'ai décidé de prendre ça relax.

Évidemment, les nouvelles voulant que le gouvernement fédéral avait bien failli se faire renverser par un vote en chambre m'a donné un choc. Je disais que la scène politique serait "intéressante", mais je n'imaginais pas des bras-de-fer de ce genre.
Mercredi, c'était la discussion biblique chez mes colocs. J'ai placoté avec une soeur qui nous vient des états-unis.
Jeudi, après avoir attendu les commentaires de beaucoup de gens, j'ai donc dû activer le mode d'urgence pour les bourses. J'y ai passé la journée de travail presqu'au complet. Il a fallu rédiger et compléter les demandes sur Internet.
Ensuite, il fallait que je poste tout en chronopost, ce qui m'a coûté 40 euros, environ 60 dollars. Ça c'est de la foi... payer autant pour une demande à laquelle on m'a conseillé de ne pas postuler en premier lieu. Enfin. J'ai confiance que le Seigneur me ramènera à Montréal pour mes études et qu'il fera en sorte que j'aie assez d'argent pour vivre. Il est clair que je ne me plaindrais pas de reçevoir une pile de fric que le Fonds Québécois et NSERC peuvent bien donner :)
En fin de semaine, j'ai pris ça relax. J'ai fait la sieste samedi, passé du temps avec un coloc qui jouait à l'ordi, soupé avec mes colocs, etc. Le dimanche, nous avons fait le Repas du Seigneur chez un couple de jeunes mariés, puis avons vu un film chez eux: In the heat of the night. Un film ayant gagné pas mal d'Oscars dans les années 60. On y parle des problèmes de ségrégation qui continuent dans le Sud, et d'un système judiciaire qui ne tient pas sur grand-chose. J'ai bien aimé le jeu des personnages, qui aprennent à se respecter alors que tout les séparait: un chef de police raciste et fier versus un enquêteur d'élite de race noire, faussement accusé d'un meutre pour sa seule couleur de peau.
Aussi, en soirée, je me suis tapé 2001: L'odysée de l'espace. Rien compris de la fin. On clame le génie pour Kubrick, ce qui est vrai au niveau de la qualité de l'image, mais la narration ne semble pas y être. Le fil entre les scènes n'est apparent que sur le très tard, et la compréhension profonde n'y est pas, à mon avis.
Le tout se combina, me laissant penseur. Je vous partage mes pensées.
Il est important de reconnaître que la société a, généralement parlant, fort évoluée depuis les années 50. Autant au niveau de la conception du monde que de la technologie. Par contre, je ne suis pas sûr que toute l'évolution se soit faite avec un vision claire des fruits qu'on désire.
La fin de l'apartheid et de la ségrégation sont des bonnes choses, mais l'évolution légale reste que peu de changements sont dans le concret du quotidien pour beaucoup de gens. L'évolution technologique a amené des changements profonds dans la méthode de travail comme au quotidien. Pourtant, il ne faut pas faire trop confiance... pensons à HAL, l'ordinateur prétendant être sans erreur, qui tenta de tuer tout le monde par caprice.
On dirait plutôt l'évolution sociale par une méthode faisant penser aux iconoclastes et leur "descendants", si je peux me permettre la comparaison. Ces derniers considéraient les images de Dieu dans les églises comme de l'idolatrie, et ils les démolissaient. Cette mentalité s'est propagée dans une certaine vision du protestantisme, où même les chants étaient banis, et la vie religieuse devait être, à toute fin pratique, un triste passage dans l'existance humaine. Cela, vous vous en doutez, n'était pas trop biblique non plus.
Je vois que notre société a passé par une phase de révolte comme les iconoclastes, avec les changements incroyables de la révolution tranquille, la révolution sexuelle, l'ouverture sur le monde de Trudeau, etc. Je crains qu'on vise une direction qui semble bien et logique, alors que ses fruits ne pourraient bien ne jamais être là au bout du compte. Il doit y avoir un moyen de favoriser la liberté de la personne, son respect dans l'intégralité, sans devoir mettre de coté, au passage, ceux qui semblent gêner. Il doit avoir le moyen de laisser l'individu s'épanouir, l'entreprise prospérer, la sociéter s'affirmer et avancer sans que la nouvelle génération en souffre. Je doute que ce soit les structures ou les lois qui puissent faire un grand changement, mais plutôt ce qui est dans le coeur de Mr. et Mme Tout-Le-Monde. Comment éviter le problème de la 'standardisation' social? Comment stimuler un peuple sans le manipuler ni le brainwasher? Je doute devenir premier ministre, mais j'ai quand même le devoir d'amener un peu de lumière autour de moi ;)

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